chez jvvlee

Ouais ben voilà ça m’énerve^^

juin 21, 2009 · 2 commentaires

A chaque fois que je lis ou entends “les bien pensant es” “c’est le modèle dominant” “c’est réac” ou “c’est du politiquement correct”, ça me grrr rrr grug hark brrrrr

Tous ces jugements de valeur destinés à banir certaines choses sans avoir à argumenter sur le fond me tordent les boyaux comme une autruche en conserve sans lunettes.
La connotation négative de l’expression est censée suffire à banir une démarche ou une idée.

J’ai toujours été étonnée quand Eric Zemmour dit d’un air méprisant “c’est le modèle dominant” que personne ne lui réponde “Et alors? C’est la démarche qui compte, pas sa popularité.”

Quand il suffit de dire “c’est politiquement correct” pour que tout le monde veuille faire l’inverse, c’est aussi inquiétant que d’adhérer à des normes parce que c’est le modèle dominant…. non?

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Colères de femmes

juin 16, 2009 · 6 commentaires

Ou comment on devient une sale féministe par Nancy Antisexist vue ici

On me dit que ma colère n’est pas constructive, qu’elle n’est pas légitime ; que tout analyser en terme de rapports de genre et de domination sexiste est réducteur.
Oui, je suis en colère. Je suis révoltée parce que depuis toute petite, on m’a appris la soumission. On m’a expliqué que je devais être douce et compréhensive, ne pas m’énerver, ne jamais être violente. Parce qu’on m’a forcé à rentrer tout ça en moi, à subir les agressions et à ne pas broncher.
Je suis en colère parce que tous les jours, je suis renvoyée à mon rôle de femme, à ma place de femme. Femmes qui doivent gérer le quotidien, femmes qui ont le sens des responsabilités, femmes qui doivent toujours être capables de s’exprimer posément, femmes à qui tant d’activités sont interdites, parce qu’elles sont masculines.
Je suis en colère parce que je suis une bizarrerie : femme qui boit, qui crie, qui bricole, qui se bat. Parce que j’ai été contrainte d’adopter les codes masculins pour pouvoir exister dans des espaces publics, parce que j’ai été obligée de me battre pour être écoutée, crue, prise au sérieux, reconnue. Parce que je ne suis pas une femme, puisque je n’ai pas le comportement attendu d’une femme ; que je ne suis pas un homme, parce qu’il me manque une bite. Du coup, je suis la chieuse, l’emmerdeuse.
Je suis en colère parce que je me croyais forte. Et que j’ai laissé un homme me soumettre, m’humilier, me culpabiliser. Parce que je n’ai jamais voulu regarder cette situation de domination, parce que je ne voulais pas me voir comme la victime.
Je suis en colère parce que je n’ai pas le droit d’exprimer cette colère, parce que la femme qui s’insurge de ce qu’elle subit exagère toujours, va trop loin, est antimec. Je suis en colère parce qu’être féministe est un stigmate infamant. Parce que quand on gueule, c’est encore nous qui sommes jugées. Parce que c’est nous les hystériques, les lesbiennes, les mal baisées, les folles.
Je suis en colère parce que je parle avec des femmes, que nous avons toutes la même histoire, que cette histoire est celle du patriarcat et que la dénoncer nous expose à la répression de ceux qui n’y ont pas intérêt. Je suis en colère parce que l’homme arrive toujours à se faire passer pour la victime : victime de sa compagne qui l’a quitté, victimes des sales féministes qui l’oppresse par leurs blagues, victime de son conditionnement. Alors que merde, c’est nous femmes qui trinquons !
Je suis en colère parce que j’ai peur des hommes. De ce qu’ils peuvent faire subir, à moi ou à d’autres femmes. Parce qu’aujourd’hui il n’y a qu’en non-mixité que je me sens en confiance. Parce que oui, c’est dommage, mais que je n’ai simplement pas d’autre choix.
Je suis en colère parce que même quand des mecs réfléchissent à ces questions, c’est encore à nous, femmes, de les prendre par la main, de leur expliquer, de comprendre leurs doutes, de leur demander de prendre position, de les inciter à s’organiser.
Je suis en colère parce que dans tous les cas c’est à la femme de porter. De porter son histoire, les violences qu’elle subit, de porter la critique, les attaques antiféministes, le déni de sa rage. De porter la responsabilité de toujours réexpliquer.
Je suis en colère parce que je ne veux plus compatir. Je ne veux plus m’interroger des heures sur comment expliquer sans renvoyer un truc agressif ou blessant aux hommes. Je ne veux pas m’excuser d’être en colère.
Ce que nous exigeons, c’est d’être enfin entendues et reconnues, en tant que femmes, en tant que féministes, en tant que catégorie socialement opprimée.

Que crève le patriarcat. Maintenant, tout de suite.

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Non à Blanche Neige, vive la reine ^^

juin 13, 2009 · 2 commentaires

Pourquoi encore maintenant à chaque fois que je lis un article d’un quotidien, je vois les précisions “jolie” et parfois “jeune” quand on parle d’une femme et quasiment jamais rien quand on parle d’un homme (même si c’est pas ce que je souhaite hein^^)

On ne mentionne jamais quand la femme est “moche” mais “jolie” alors là ça y va…. dès qu’on peut y aller youhou vive Blanche Neige .

Ca m’énerve de m’inscrire pour à chaque fois juste pour demander “pourquoi” à la personne journaliste alors je ne le fais pas souvent mais ça me démange ^^

On dirait que “jolie” signifie “gentille oie blanche” ou “personne crédible”, qu’on le mentionne pour apporter de la valeur (et quelle valeur cartésienne…) à la parole de la personne.

Comme si une femme qui se soumettait ou correspondait aux normes était forcément plus à même d’avoir une opinion ou une parole sensée?? Soumets toi à la pression sociale si tu veux qu’on t’écoute?

Ca me fait penser à ces dirigeant es de pays qu’on élit marié e s avec enfants en général, comme si la soumission aux normes sociales apportait du crédit et donnait de la confiance alors que justement se soumettre aux normes est plus inquiétant que rassurant au fond, non?

Bref si els pouvaient arrêter de laisser les copines et copains de Blanche Neige écrire des articles, ça me ferait bien du plaisir ^^

D’autant que je préfère la mère moi d’abord ^^ (reine, c’est mieux ;) )

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L’effet du témoin

mai 24, 2009 · 5 commentaires

CatherineKitty

Le 17 mars 1964 à 3h15 du matin, Kitty Genovese est poignardée au bas de son immeuble. Elle crie, hurle « Il m’a poignardée, aidez-moi, je vous en prie, aidez-moi ! ». Des locataires de l’immeuble se réveillent, l’un demande à l’agresseur de s’en aller. Ce dernier fait mine de fuir, et revient frapper la jeune femme dix minutes plus tard, nouveaux cris, mais personne n’appelle la police.

source

L’EFFET DU TEMOIN

Origine du nom

La police n’est appelée qu’à 3h50, trouvant le cadavre de la femme poignardé de 17 coups de couteau. Elle meurt lors de son transport à l’hôpital. L’article de Martin Gansberg intitulé Thirty-eight who saw murder didn’t call the police, paru dans le New York Times du 27 mars 1964, choque l’Amérique. Les faits, tel que rapportés par le Times, se sont révélés fortement exagérés. Six ou sept personnes ont effectivement vu la première phase de l’agression, après le premier départ de l’agresseur Kitty Genovese a contourné l’immeuble et lors de la seconde phase de l’agression aucun habitant de l’immeuble n’a pu être témoin.[1]

Explication du phénomène

L’analyse la plus remarquable selon Michel Terestchenko est celle de 1968 par John Darley et Bibb Latané, qui a démontré pour la première fois l’effet du témoin en laboratoire. Les résultats détaillés figurent dans leur ouvrage The Unrespondive bystander : why doesn’t he help ? paru en 1970.

Une des expériences consiste à placer un sujet seul dans une pièce en lui disant qu’il peut communiquer avec d’autres sujets par le moyen d’un interphone. En réalité, ce sont tous des complices qui ont été enregistrés sur une bande audio. Pendant qu’ils parlent, l’un d’entre eux fait soudain semblant d’avoir une crise d’épilepsie, demande de l’aide de manière explicite, et la communication avec lui est impossible car le micro du sujet est coupé. L’étude a révélé que la durée que le sujet attend avant d’avertir l’examinateur varie inversement avec le nombre d’autres sujets. Dans certains cas, le sujet n’a jamais prévenu l’examinateur pendant toute la durée de l’expérience, soit 6 minutes.

Selon Darley et Latané, « lorsqu’un seul témoin est présent dans une situation d’urgence, il porte la responsabilité de devoir l’assumer ; [...] si d’autres sont présents, la charge de la responsabilité se diffuse ». « Les individus, par un processus de rationalisation, peuvent inhiber leur réponse à une urgence, dans laquelle ils perçoivent un conflit dans le fait d’intervenir, par une distorsion de leur perception, et ce afin de croire qu’en réalité, il n’y a aucune urgence. »[2] Dans le cas où les autres témoins sont visibles, le sujet surveille les réactions des autres pour voir s’ils pensent qu’il est nécessaire d’intervenir. Étant donné que les autres font la même chose, tout le monde a tendance à conclure de l’inaction des autres que personne ne pense que l’aide soit nécessaire. C’est un exemple d’ignorance pluraliste et de preuve sociale.

Lutte contre l’effet

Une victime peut contrer l’effet du témoin en désignant une personne précise dans la foule pour l’appeler à l’aide plutôt que d’appeler les gens alentours généralement. Cela place toute la responsabilité sur cette personne spécifique, au lieu de lui permettre de se diffuser, cela contre l’ignorance pluraliste en montrant que tous les témoins sont effectivement intéressés en aidant et cela permet de mettre en branle la preuve sociale quand une ou plusieurs personnes de la foule s’avance pour aider.

source : Wikipédia

Je me demande dans quelle mesure l’effet du témoin ne joue pas un rôle d’envergure dans l’étendue du machisme et dans nos modes de vie capitalistes.

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Au Koweït

mai 17, 2009 · 4 commentaires

“Quatre femmes vont faire leur entrée au parlement koweïtien, selon les résultats officiels de l’élection législative (d’hier), une première dans l’histoire de cet émirat.

Parmi les femmes élues figure l’ancienne ministre de la Santé, Massouma al-Mubarak, première femme à être entrée dans un gouvernement en 2005.”

source

Alors qu’il y a 385.000 Koweïtien ne s en âge de voter, dont 54,3% de femmes, c’est en 2005 que le Parlement avait autorisé le droit de vote aux femmes.source

Avant les opposants au vote des femmes évoquaient leur “immaturité” ou les textes religieux pour les empêcher de voter.

koweit

Massouma al-Mubarak

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La transexualité ne sera plus une maladie mentale

mai 17, 2009 · Laisser un commentaire

C’était un changement réclamé de longue date par tout le milieu associatif. La veille de la Journée mondiale contre l’homophobie, la ministre de la Santé a annoncé à Libération qu’elle venait de saisir la Haute Autorité de santé (HAS) «afin de publier un décret déclassifiant la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée». La question avait été évoquée au sein du gouvernement, mais même les plus optimistes des militants LGBT (lesbiens, gays, bi et trans) hésitaient à croire à une annonce. source

Enfin une bonne nouvelle ^^

Sinon rapport à ma soirée de samedi^^, ça m’énerve quand je vois certains hommes homosexuels préférant stigmatiser les femmes par solidarité beauf masculine plutôt que de risquer une stigmatisation supplémentaire.

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Parce que ce matin j’ai lu “Place aux jeunes, Patricia Kass toi”…

mai 17, 2009 · 4 commentaires

Je trouve choquant d’entendre “ah elle est morte, elle était tellement jolie”, mais aussi choquant d’entendre “c’est injuste, il est mort, il était tellement jeune”. Comme si étant vieux, vieille, il n’était plus grave de mourir. Comme si on avait forcément profité de sa longue vie. Comme si la mort ne faisait plus peur. Comme si les vieux vieilles méritaient de mourir.

Je suis contre la peine de mort. Personne ne mérite de mourir ;)

Voici des extraits d’un article du Nouvel Observateur ici :

Qui a peur des « vieux » ? – Régis Debray contre la dictature du jeunisme
Dans ce « Plan vermeil », publié par Gallimard, l’écrivain et philosophe Régis Debray préconise ni plus ni moins la concentration des citoyens âgés sur un territoire autonome de la République, qu’il baptise « Bioland ».

Le document, bien entendu, est un pastiche. Une plaisanterie. Du moins, dans la forme. Car le fond est on ne plus sérieux.

Le Point Pourquoi vous lancez-vous dans cette défense des gens âgés ?

Régis Debray Pour mettre notre société en face d’elle-même. Pour que le sédiment « personnes âgées », le laissé-pour-compte, le fond de sauce des hôpitaux et maisons de retraite, excusez les mots, fasse de nouveau partie de la nation. Que les naufragés remontent sur le radeau. Dans une société où chacun se doit d’être au top, d’être in, dynamique et performant, la vieillesse ne doit pas être vue, ni même dite.

Pourtant, les économistes s’en préoccupent déjà…

Si l’on traite la question « vieux » comme un dossier parmi d’autres en termes utilitaires de rationalisation des coûts, sans changer notre regard sur la vie et sur la mort, on aboutit à l’infamie, à l’idée que le vieux est simplement antiéconomique. Pis, il serait antisocial, puisque notre société a pour valeurs suprêmes l’image, le corps, la vitesse, la performance. Le refus du tragique voudrait inventer un perpétuel printemps, en vertu de quoi la vie n’est pas le parcours des âges, mais une succession d’instants. Dans les eaux glaciales du calcul égoïste, la vieillesse n’est plus une maturation. C’est une chute, un désastre. Et un désastre qui coûte trop cher à la collectivité. Attendons que les vieux s’organisent, comme les jeunes ont su le faire dans les années 60, qui avaient vu la naissance d’une culture jeune…

Vous voulez réhabiliter une « culture vieux » ? Après les années « yé-yé », les années « mémé » ?

La pub déteste les croulants mais cela ferait un bon slogan. Surtout, cessons de demander aux « mémés » de faire les yé-yé ! Dans notre monde d’hyperconcurrence, le vieux doit se grimer en jeune. Actuellement, les valeurs de la société sont à rebours de sa réalité démographique. On célèbre la « gym-tonic », le bruit, le zapping, la rapidité, la violence, le rendement… Alors que nous avons besoin de rituels pour réapprendre la lenteur, le silence et la mort. Arrêtons de demander à nos magistères d’être fringants, bien cambrés et d’attaque ! Proclamons le droit d’être moche (comme Socrate l’était), poussif, vulnérable, précaire et balbutiant…

A qui vous en prenez-vous ? Aux jeunes ou, plus globalement, au système qui produit le jeunisme ?

Le « place au jeune », antienne moderne, est un « mort au vieux » poli. Le jeunisme, qui est le culte de notre société mercantile – après avoir été, je le rappelle, celui du fascisme -, produit un effet de saturation. Par contrecoup, celui-ci appelle le retour de l’ancien comme à la fois un lieu de sécurité, une source d’expériences, de conseils. Je ne vante pas la gérontocratie modèle Union soviétique année 1970 ou Autriche-Hongrie 1914. Mais de là à baisser les yeux devant la « juvénocratie », je dis non ! Et pourquoi pas tenter d’être adulte ?

C’est une conversion récente ?

Non, j’ai toujours été un gérontophile chronique, avec une prédilection pour les gens de plus de 80 ans. D’abord parce qu’ils ont des choses à raconter, et notamment la guerre. Ensuite, parce qu’ils sont libres. Les jeunes ont tendance à être formatés, copies conformes du modèle dominant. Quand vous n’avez plus de soucis d’image ou de carrière, vous acquérez une insolite autonomie de pensée. Pour moi, l’école de la rébellion, ce fut, et cela est encore, Roberto Mata, Henri Michaux, Henri Cartier-Bresson et Julien Gracq, c’est-à-dire des hommes parfaitement insolents et délibérément inadaptés, pas du tout des naufragés. Il faut du temps pour se définir. La vie n’est pas un jeu vidéo que l’on peut rembobiner à tout instant. Aujourd’hui, il y a plus de dissidence chez les « has been » que parmi les gens dans le vent. L’officialisation de l’ex-culture jeune a inversé les places du conventionnel et du rebelle.

Qui visez-vous en particulier ?

Personne nommément. Je veux parler de cette niaiserie ambiante qui nous est soufflée par la télévision, les magazines, les publicités, cette pression sociale qui met le grand-père en short et l’envoie au dancing le soir.

J’ai hésité entre une vidéo de Régis Debray où il dénonce entre autres la “mort” de l’argumentation au profit de la séduction et celle-là et puis je mets celle-là ^^(oui ça n’a aucun rapport et ce n’est pas vraiment paritaire) mais j’avais envie de mettre des” Don’t worry” et “good vibration” ^^ (tu me pardonnes? ; ) )

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avril 27, 2009 · Laisser un commentaire

envoyée par AvriHa

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avril 26, 2009 · 2 commentaires

envoyée par yaggvideo

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Sitara Achakzai

avril 26, 2009 · 4 commentaires

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Sitara Achakzai, militante féministe que je ne connaissais pas, a été assassinée le 12 avril.

Motif donné par ses assassins : ne pas avoir eu un bon passé…

“Élue à l’assemblée provinciale, Sitara Achakzai s’était plusieurs fois publiquement prononcée pour le travail des femmes et l’égalité des droits entre les sexes. Ces positions l’avaient conduite, en dernier lieu, à s’opposer à l’entrée en vigueur d’une loi sur le mariage chiite autorisant le viol conjugal.”

A chaque fois que je lis ou entends “on récolte ce qu’on sème” “la roue tourne” etc, je me demande dans quel monde vivent ces personnes.

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